Contrat de projets Etat-Région: la langue bretonne renvoyée à une convention additionnelle...
Contrats de projets Etat -Région 2007-2013
Jean-Yves Le Drian Président de la Région Bretagne, réagit aux propositions de l’Etat
Le 18 juillet dernier, le Premier ministre confiait à la Préfecture de Région le mandat de négociation du contrat de projets 2007-2013 pour la Bretagne, comportant, d’une part, la liste des huit grands projets retenus, d’autre part, un tableau des enveloppes financières mobilisables (
Après analyse, Jean-Yves Le Drian, Président du Conseil Régional de Bretagne, à fait part cet été de ses interrogations aux membres de la Conférence territoriale*, interlocuteur unique de l’Etat dans la négociation du CPER en demandant à chacun de lui transmettre ses remarques et points de vue.
- Le compte n’y est pas !
Sur les thématiques proposées, les huit grands projets de l’Etat correspondent, dans les grandes lignes, aux priorités retenues par la Région et les collectivités bretonnes : accessibilité, innovation, recherche, environnement, mer et littoral. En revanche, le Conseil régional pointe certains manques importants : peu de place pour le développement des TIC et du haut débit, aucune pour les ports dans le projet mer et littoral, des incertitudes sur le volet territorial reporté en 2007 de même que sur la langue bretonne renvoyée à une convention additionnelle…
Quant aux financements, le Conseil régional s’inquiète de la forte réduction des enveloppes budgétaires : pour Jean-Yves Le Drian, il manque 200 M€, à périmètre constant, par rapport au précédent Contrat de plan. Une baisse qui intervient au moment où
la Bretagne se trouve confrontée à des investissements déterminants pour son avenir.
| 2000-2006 | 2007 -2013 |
| Crédits d’Etat : 700 M€ (900 M€-200 M€ pour les routes désormais transférées aux Départements) 233 € par breton | Crédits d’Etat : 502 M€ dont 79 M€ de crédits Agence de l’eau + ADEME non comptabilisés dans le précédent CPER 165 € par breton |
Si certaines lignes ministérielles apparaissent bien dotées (enseignement supérieur et recherche, ferroviaire …), elles restent toutefois insuffisantes par rapport aux besoins immenses de la Région. Enfin, certaines lignes, essentielles pour la Bretagne, ont été réduites de moitié ou plus (agriculture et pêche culture, santé et solidarité, industrie…) ou tout simplement supprimées (artisanat jeunesse et sports, défense…).
Pour autant, la négociation reste ouverte : Jean-Yves Le Drian réunira de nouveau la Conférence territoriale le 18 septembre dans la perspective d’élaborer une contreproposition sur la base de 700 M€ de participation de l’Etat.