Une nouvelle charte culturelle pour la Bretagne

e brezhoneg
1
ère reconnaissance officielle de la part de l’Etat, et pour les 5 départements, cette démarche concertée « état/région/départements/grandes villes et associations » a été une contribution importante à l’action associative, exclusivement bénévole jusqu’alors. Elle a permis de rentrer dans une nouvelle phase dont chacun peut mesurer aujourd’hui l’impact sur la culture bretonne, mais plus généralement sur la société bretonne.

Il y a 30 ans on ignorait l’enseignement bilingue, les permanents dans les associations, les aides à l’édition, le bilinguisme dans la signalisation routière… Et depuis on a vu également la Région voter à l’unanimité un plan de politique linguistique, les villes signer la charte « Ya d’ar brezhoneg », les assemblées régionale et départementale voter vœux et résolutions  pour unité administrative, etc…

De même, on a vu l’Etat (signer) ratifier la Convention internationale sur la diversité culturelle, le Conseil de l’Europe promouvoir la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires et l'union européenne adopter la charte des droits fondamentaux.

Le paysage culturel a, en principe, considérablement évolué, en particulier par l'action et souvent sous la pression du mouvement associatif.

Mais dans le même temps, et malgré les aides effectives régionales et départementales et les positionnements politiques, on ne peut que noter la difficulté qu’il y a à transformer les principes en actes.

Au quotidien, la culture bretonne continue à vivre.

         Les blocages dogmatiques de l’Etat (refus d’accepter  l’enseignement immersif dans l'Education nationale, refus de  ratifier la Charte européenne des langues  régionales ou  minoritaires), ce qui laisse libre cours à l’arbitraire administratif et provoque l’obligation de se battre pour la moindre création de classe bilingue ou d'école Diwan.

         Pas de radio et télé bretonne (dignes de ce nom et couvrant les 5départements)

         Refus de référendum d’initiative locale sur la question de la réunification administrative de la Bretagne, etc…

         Politique parisianiste des salles nationales privant nos artistes de leur expression..

         Etc..  

Il est donc essentiel de franchir une nouvelle étape

Passer du ponctuel au structurel !

Passer de la reconnaissance du travail des associations de bonne volonté à la volonté d’un vrai service public respectueux des patrimoines, des identités et de la demande sociale.

Des champs entiers restent aujourd’hui « pas – peu – ou pas assez » relayés par les associations et font défaut aux jeunes générations les privant d’un de leurs droits fondamentaux : le droit à leur culture.

C’est pourquoi le Conseil Culturel, en tant que structure issue de la Charte de 1977, croit de son devoir d'en appeler aux partenaires d’il y a 30 ans et de proposer de nouvelles pistes pour l’avenir.

Afin de cadrer la problématique, nous avons préparé ce document de réflexion qui n’est à considérer que comme un brouillon à enrichir, corriger, amender…

Le projet de nouvelle Charte culturelle de Bretagne

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :