A L'HEURE DE LA "BREIZH TOUCH"... BREZHONEG SUR LA TOUCHE

Publié le par Kuzul Sevenadurel Breizh

bzhg-reality.gifNous sommes un groupe de parents de 24 enfants âgés de 2 à 5 ans. Nous avons monté un projet de classe bilingue français/breton à Guichen en Ille et Vilaine. Il nous a fallu plus de deux longues années pour réunir les conditions fixées par l’inspection académique en respectant les règles établies et le calendrier scolaire.


Notre ténacité, notre pugnacité et la volonté de voir nos enfants suivre ce type d’enseignement au sein de l’école de la république se heurtent aujourd’hui au mépris et à l’arrogance de l’autorité académique qui refuse de tenir ses engagements ; Le recteur n’a pas daigné nous recevoir.
                     
Nous souhaitons accompagner du mieux possible nos enfants dans leurs apprentissages et ne pouvons pas accepter cette décision injuste et contraire à l’idée d’égalité des chances que nous nous faisons.
 
Nous souhaitons, par cette lettre ouverte interpeler l’ensemble des élus et les autorités académiques afin de les amener à trouver un consensus autour de l’enseignement bilingue français/breton ; nous souhaitons également interpeler tout ce que la Bretagne et le breton peuvent avoir comme porte-paroles afin de leur rendre compte de notre malaise, de notre écoeurement et obtenir leur soutien.
 
L’année passée, l’inspection académique a refusé notre demande de classe bilingue car notre demande était tardive (après la carte scolaire). Pour cette rentrée, toutes les conditions ont été respectées, mais nous nous heurtons toujours à un refus administratif au détriment des textes en vigueur. On nous somme de scolariser nos enfants dans des classes existantes et éloignées de nos domiciles. On nous conseille même ironiquement de déménager pour s’en approcher.
 
L’enseignement du breton doit-il être ainsi méprisé ? Peut-on accepter d’être ainsi regroupés, ghettoïsés sur le territoire breton ? Cette langue, cette culture sont nôtres et libres. Lorsque les conditions sont respectées, les engagements pris doivent être respectés !
 
A l’heure de grandes manifestations nationales telle que la « Breizh touch », on ne peut pas continuer à déclarer soutenir la langue bretonne sans agir quotidiennement en sa faveur. La Bretagne est bien plus qu’une vitrine commerciale ou une marque déposée. Les clivages politiques ainsi que les états d’âme doivent être mis de côté et nos représentants doivent porter haut et fort la demande des parents quand elle existe. Aujourd’hui certains élus se disent pour l’enseignement du breton et dans le même temps ne sont pas présents à nos côtés quand il est nécessaire, cela est-il bien compatible ?

Nos enfants grandissent et n’attendront pas une éventuelle ouverture dans un futur lointain. Il suffit des promesses, nous voulons du concret. Nous attendons une position claire et sans ambiguïté sur l'enseignement bilingue français/breton à l'école publique et sur l’ouverture que nous réclamons de droit depuis deux ans.

LE COLLECTIF

Publié dans Skoilhoù - Blocages

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