Vers quelle légalisation de l’enseignement du breton allons-nous ?

Publié le par UGB

logo101x95.gifCommuniqué d’UGB (l'union des enseignants en breton) 27/08/07

 Depuis l’achèvement du contrat de plan Etat-Région en janvier 2007 il n’existe aucun texte encadrant l’enseignement du breton, bien que le nouveau contrat régissant les liens entre l’Etat et la Région ait été signé en avril 2007.

Les services de l’Etat et ceux de la Région travaillent actuellement sur le volet langue bretonne qui n’y ferait que l’objet d’une annexe, ce qui laisse présager l'importance attachée à ce texte…

 
L’Union des Enseignants en Breton s’indigne du fait que les associations concernées ne soient pas consultées pour la rédaction de ce contrat, comme cela avait été le cas pour la rédaction du précédent.

Nous avons en effet la plus grande crainte que le niveau A2 du Cadre Européen Commun de Référence pour les Langues (niveau de survie) soit retenu comme objectif en fin de cursus bilingue de l’école primaire, et ceci à l’encontre de l’avis du Conseil Supérieur de l’Education réuni en juillet 2007. Cette décision signerait l’arrêt de mort de l’enseignement bilingue, ce niveau A2 étant insuffisant pour poursuivre un cursus bilingue au collège. Nous rappelons que l’enseignement bilingue n’est en aucun cas une simple initiation à la langue bretonne.

 
De plus, nous craignons également que la carte d’implantation des sites bilingues n’émane pas des propositions  de la Région mais soit imposée par l’Etat, ce qui mettrait à nouveau l’enseignement de la langue bretonne à la merci des ralentissements d’une organisation extrêmement centralisée et des coupes budgétaires.

 
         La situation actuelle de l'enseignement en breton nécessite de:

  •  fixer le niveau B1 en ce qui concerne l'expression orale et B2 en ce qui concerne la compréhension orale et écrite en fin d'école primaire, permettant ainsi le bon suivi des cours de disciplines non-linguistiques en collège,
  • donner à la Région les compétences en matière de choix d'implantation de sites bilingues et la compétence de fixer le nombre de postes d'enseignants nécessaire au fonctionnement des filières.

 Un contrat ne prenant pas en compte ces nécessités régionales serait dangereux pour l'avenir de la langue bretonne.

 Nous demandons donc aux élus du Conseil Régional de refuser tout texte ne répondant pas à ces attentes.

Gwenole Larvol, président d'UGB

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