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Jeudi 12 novembre 2009 4 12 /11 /Nov /2009 10:25

Pour le vingtième anniversaire de la chute du mur de Berlin Radio France a diffusé un programme unique pour toutes ses chaînes : France inter, France culture, France info, les radios bleus. Cela s'est traduit en ce qui concerne les stations décentralisées de France Bleu Breizh Izel, Armorique et Loire-Océan par la suppression de toutes les infos spécifiques à la région et bien sûr la disparition de toutes les émissions en breton. Malgré l'intérêt de commémorer cet évènement sur les antennes de Radio France, il est symptomatique que le déroulement de cette journée ait été calqué sur les programmes de France inter et France culture. Les journalistes locaux ne seraient-ils donc pas capables de traiter ce sujet avec les historiens, témoins, qui ont vécu ces événements depuis la Bretagne ? Les points de vue n'en auraient été que plus riches. Une fois de plus les élites parisiennes ont montrés tout le dédain qu'elles éprouvaient à l'égard de leurs confrères de « province ». Sans doute ont-elles considéré qu'on ne pouvait traiter d'un sujet aussi universel dans une langue minoritaire.

Alors qu'à cette occasion nous célébrons les libertés et les droits de l'homme, c'est pour nous une mise à l'écart des seules parts de liberté d'expression accordées à la Bretagne sur les ondes publiques à travers ces décrochages régionaux de Radio France ; liberté d'expression qui se voit de jour en jour réduite depuis le regroupement avec France bleu qui grignote de plus en plus de temps de diffusion.

En même temps le Gouvernement lance un débat faussé sur «l'identité nationale », en se prévalant de valeurs comme la liberté, l'égalité et la démocratie, qui ne relèvent pas de l'identité mais de principes universels inscrits dans la Déclaration universelle des droits de l'homme, la Convention européenne des droits de l'homme, les principes de l'Union européenne et la Charte européenne des droits fondamentaux ratifiés par tous les États-membres. Loin de respecter ces valeurs communes de l'Europe et du monde, l'État français essaie encore de nous enfermer derrière le mur juridique et mental du jacobinisme pour empêcher l'application de ces droits en France, en tentant d'imposer une identité et une langue unique en niant la réalité (malgré le changement de la Constitution) et en refusant l'expression de la diversité des identités qui composent le territoire de la République.

 Pour le bureau de Kevre Breizh
Tangi Louarn

KEVRE BREIZH                                                 
Coordination culturelle de Bretagne

Emglev bro An Oriant

12 straed Colbert, 16P,

56100 AN ORIANT / LORIENT



KEVRE BREIZH : Agence Culturelle de Bretagne, Agence Culturelle Bretonne de Loire-Atlantique, Association des Écrivains Bretons, Al Levrig, Amzer Nevez, Ar Falz-Skol Vreizh, Bertaeyn Galeizz, Bodadeg Ar Sonerion, Dastum, Breizh Unvan – Bretagne Réunie, Dihun, Div Yezh, Diwan, Emglev Bro An Oriant, FALSAB, Glenmor An Distro, Gouelia, Gouelioù Breizh, Gouren Breizh, Gwagenn TV, Identité Bretonne, KBP – Association des Professeurs de Langue Bretonne Paris, Kanomp Breizh, Kendalc'h, Kuzul Ar Brezhoneg, C'Hoariva, Poellgor An Tarv, Radio Kerne, Sked Brest, Skol An Emsav, Skol Uhel Ar Vro – Institut Culturel de Bretagne, Skourr Breizh Kendalc'h Keltiek, Spered Kelt, Stumdi, Ti Ar Gouren, Ti Ar Vro Kemper, Tud Bro Konk, Unvaniezh ar Gelennerien Brezhoneg, War ' l Leur.



Vendredi 30 octobre 2009 5 30 /10 /Oct /2009 12:49

A des degrés divers, des politiques publiques locales ou régionales ont commencé à mettre en place des actions ou à soutenir le travail associatif et militant de résistance et de récupération linguistiques dans les différents territoires : éducation bilingue ou multilingue, signalétique, toponymie, début d'usage officiel par des collectivités, des services publics, formation du personnel, création de services et de postes attitrés à la politique linguistique, commissions extra municipales, media utilisant la langue.

Ces actions ont abouti à une première reconnaissance dans la Constitution française en 2008. Elle s'appuie sur plusieurs déclarations et conventions internationales pour la préservation de la diversité des langues et des cultures de la planète et pour la garantie des droits culturels des citoyens et des peuples. Une loi est maintenant nécessaire pour la traduire dans la réalité par des mesures concrètes.

Mais une langue ne vit que si elle est pratiquée au quotidien. Connaître une langue, l'apprendre à l'école, l'afficher dans la vie publique est nécessaire et témoigne d'une prise de conscience, mais  n'assure pas pour autant son maintien et son développement. Nous devons aujourd'hui donner un coup d'arrêt au déclin engendré par des décennies d'étouffement, d'exclusion et de politique répressive à l'égard des langues de nos territoires et trouver les moyens de leur revitalisation, forts des expériences de chacun.

C'est pourquoi, de la famille jusqu'à la vie sociale de façon plus large, l'examen des façons de vivre par la langue au quotidien, de lui faire jour son rôle d'outil d'échange, de communication, d'expression et de création s'est naturellement imposé à nos Rencontres annuelles. Ces échanges ne peuvent que s'enrichir des orientations européennes et des politiques mises en oeuvre dans d'autres États et chez les cousins des Bretons au Pays de Galles.

Comme chaque année depuis 1990, sont invités, des représentants de chaque territoire, qui participent à différents titres  (associatif, politique ou institutionnel) à l'action pour le développement de chacune de nos langues et cultures.

Tout au long de la semaine, des échanges seront organisés avec les mouvements associatifs, les institutions et les élus des collectivités bretonnes concernés.

Coordination du Conseil Culturel de Bretagne

 


Programme en breton

Programme en français

Vendredi 9 octobre 2009 5 09 /10 /Oct /2009 17:13
 

A Genève en mai 2007, les experts du Comité des droits économiques, sociaux et culturels des Nations Unies ont interpellé les représentants du Comité français du Bureau européen des langues moins répandues en ces termes : « comment pouvez-vous nous expliquer les blocages de la France concernant la reconnaissance des langues et cultures régionales et des minorités linguistiques et culturelles ? »

 

Télécharger le fascicule ici


Mardi 15 septembre 2009 2 15 /09 /Sep /2009 16:08
DAV EO RESPONT D’AR GOULENN E BRUZ HAG EL LEC’HIOÙ ALL !

Diskouez a ra an Deskadurezh Stad hag Ensellerezh akademiezh Il-ha-Gwilen peurgetket, ur wech ouzhpenn, pegen dic’houest eo da verañ ar c’helenn divyezhek brezhoneg-galleg en un doare sirius. Goude bezañ nac’het e-pad tri bloaz digeriñ ur c’hlas divyezhek e Gwizien ha pediñ ar gerent da enskrivañ o bugale e Bruz, setu bremañ ma nac’h krouiñ un eilvet post kelenner brezhoneg er gêr-se a-benn degemer 49 skoliad er c’hlas skol-vamm. Divizet en deus Ensellerezh an akademiezh ingalañ ul lodenn eus ar skolidi en ur c’hlas unyezhek pe en ur c’hlas divyezhek eus ar skol gentañ. A-benn ingalañ ar skolidi e c’helle an Ensellerezh kinnig, ha nann rediañ, da gerent ar skolidi unyezhek enskrivañ o bugale en ur c’hlas divyezhek ha dizoloiñ holl e spletoù. Ha ne c’hell ket ur c’hinnig evel-se dont war spered an Ensellerezh ?

 

Stadañ a ra kenurzhierezh Kuzul Sevenadurel Breizh nac’hadenn an Deskadurezh Stad da respont d’ar goulenn kelenn divyezhek. Mall a zo warnañ da gaout ul lezenn a roio an tu d’ar yezhoù rannvro d’en em ziorren hep hualoù a bep seurt. Rankout a ra ar rannvro kemer e karg ar c’helenn divyezhek e Breizh a-benn ma vo efedus he steuñv a bolitikerezh yezh.

 

 

IL FAUT REPONDRE A LA DEMANDE A BRUZ ET AILLEURS !

 

L’Education Nationale et notamment l’Inspection académique d’Ille et Vilaine montre une fois de plus son incapacité à gérer sérieusement l’enseignement bilingue breton-français. Après avoir refusé pendant trois années l’ouverture d’une classe bilingue à Guichen et invité les parents à inscrire leurs enfants à Bruz, voici maintenant qu’elle refuse de créer un deuxième poste d’enseignant bilingue dans cette ville pour accueillir 49 élèves en classe maternelle. L’Inspection d’Académie a décidé de répartir une partie des enfants dans une classe monolingue ou dans une classe bilingue de l’école primaire. Une autre solution consiste à proposer, et non à obliger, aux parents d’élèves monolingues d’inscrire leurs enfants dans une classe bilingue afin de découvrir tous ses avantages. Cette proposition est-elle inconcevable pour l’Inspection ?

 


La coordination du Conseil Culturel de Bretagne constate le refus de l’Education Nationale de répondre à la demande d’enseignement bilingue. Elle attend avec impatience qu’une loi permette aux langues régionales de se développer sans entraves de diverses origines. La Région doit prendre la responsabilité de l’enseignement bilingue en Bretagne afin que son plan de politique linguistique soit efficace.

 

Alan AR GAL

Beskadoriad Kenurzhierezh Kuzul Sevenadurel Breizh e karg eus an deskadurezh

Vice président de la Coordination du Conseil Culturel de Bretagne chargé de l'enseignement

Article PDF

KUZUL SEVENADUREL BREIZH / CONSEIL CULTUREL DE BRETAGNE

Mardi 21 juillet 2009 2 21 /07 /Juil /2009 11:50

EVIT MA VO KELENN AR BREZHONEG UR GWIR

Mantrus eo gwelout e vez dilennidi zo n'anavezont ket c'hoazh interest ar gelennadurezh divyezhek nag an ezhomm da zerc'hel bev ar brezhoneg a ya gant al liesegezh sevenadurel hag an diorreadur padus evit ar bed hag hor bro. Setu bremañ skouer  kuzul-kêr PLEUZAL (Aodoù an Arvor) a nac'h digeriñ ur c'hlas divyezhek er skol vamm publik. Asantet he deus Ensellerezh an Akademiezh krouiñ un hanter bost evit ar c'helenn divyezhek d'an distro-skol da zont hogen al lodenn vrasañ eus ar c'huzul-kêr a fell dezhi mirout pemp klas unyezhek er skol ha chom hep dispign arc'hant evit kelenn ar brezhoneg.

Broudañ a ra Kenurzhierezh Kuzul Sevenadurel Breizh ar gerent da zerc'hel o goulenn a-benn ma vo digoret ur c'hlas divyezhek ha reiñ d'o bugale an tu da dennañ o mat eus madoberioù an divyezhegezh abred. Kinnig a ra da gerent PLEUZAL studiañ diskoulmoù all ma talc'h ar c'huzul-kêr d'e ali : enskrivadur ar vugale en ur c'hlas divyezhek en ul lec'h e-kichen PLEUZAL, digoradur ur skol DIWAN... Ne c'hell ket ar gerent gortoz ma vo tennet holl ar skoilhoù lakaet gant an eil re hag ar re all war hent kelenn ar brezhoneg.

Aet eo Kenurzhierezh Kuzul Sevenadurel Breizh e darempred gant kannaded ha senedourien Breizh a-benn aozañ ul lezenn a-zivout ar yezhoù rannvro. Pouezhañ a ra evit ma vo ur gwir ober ganto evel ma 'z eo anavezet gant meur a emglev etrebroadel hag evit ma vint kelennet pep gwech ma 'z eus trawalc'h a vugale enskrivet.

 

POUR QUE L'ENSEIGNEMENT DU BRETON SOIT UN DROIT

Il est dommage de constater que certains élus méconnaissent encore tout l'intérêt de l'enseignement bilingue et du maintien d'une langue bretonne vivante qui va dans le sens de la diversité des cultures et du développement durable de la planète comme de notre région. Cette fois-ci l'illustration est faite par le conseil municipal de PLOEZAL (Côtes d'Armor) qui refuse d'ouvrir une classe bilingue dans l'école maternelle publique. L'Inspection Académique accepte de créer un demi poste d'enseignant bilingue à la rentrée prochaine mais une majorité du conseil municipal veut garder cinq classes unilingues dans l'école et ne veut pas dépenser de l'argent pour l'enseignement du breton.

 

La Coordination du Conseil Culturel de Bretagne encourage les parents à maintenir leur demande d'ouverture de classe bilingue afin que leurs enfants profitent des bienfaits du bilinguisme précoce. Si la municipalité maintient sa position, il invite les parents à envisager d'autres solutions : inscription des enfants dans une classe bilingue d'une commune voisine, ouverture d'une école DIWAN... Les parents ne peuvent pas attendre que soient retirés tous les obstacles mis par les uns et les autres à l'enseignement du breton.

La Coordination du Conseil Culturel de Bretagne est en relation avec les députés et sénateurs de Bretagne afin de préparer une loi sur les langues régionales. Elle insiste pour que leur usage soit un droit comme cela est reconnu dans de nombreuses conventions internationales et que leur enseignement soit organisé chaque fois que le nombre d'élèves est suffisant.


Alan AR GAL

Bez kadoriad Kenurzhierezh Kuzul Sevenadurel Breizh e karg eus an deskadurezh

Vice président de la Coordination du Conseil Culturel de Bretagne chargé de l'enseignement

 

 

KUZUL SEVENADUREL BREIZH / CONSEIL CULTUREL DE BRETAGNE

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Profil

  • Kuzul Sevenadurel Breizh
  • Conseil culturel de Bretagne / Kuzul sevenadurel Breizh
  • Association
  • 29/02/1980
 
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